Une approche globale des expositions dans le BTP

L’étude s’appuie sur des « matrices emplois-expositions », issues du programme Matgéné, à partir de données de 2019. Cette méthode permet d’estimer la proportion de travailleurs exposés à différents agents.
 

Neuf expositions ont été analysées :
 

Le périmètre inclut également les non-salariés et les intérimaires pour offrir une vision plus complète de la réalité du secteur.
 

 

Un secteur plus exposé que la moyenne et des expositions variées

Les résultats montrent que les travailleurs du BTP sont, pour la majorité des nuisances étudiées, plus exposés que l’ensemble des travailleurs. Selon les agents, les niveaux d’exposition peuvent être de trois à dix fois supérieurs à ceux observés dans la population générale.
 

Certaines expositions concernent une part importante des travailleurs, à commencer par le bruit, qui touche plus de 60 % des professionnels.
 

D’autres expositions sont également fréquentes, notamment :
 

  • les poussières de silice cristalline,
  • les laines minérales,
  • les carburants et solvants pétroliers,
  • les poussières de bois,
  • le formaldéhyde et les solvants chlorés. 
     

Ces agents sont connus pour leurs effets sur la santé, en particulier sur les systèmes respiratoire et cutané.
 

 

Des différences selon les profils et des pistes pour la suite

L’étude met en évidence des différences selon les profils de travailleurs. Les femmes apparaissent globalement moins exposées que les hommes pour l’ensemble des nuisances étudiées.
 

L’un des principaux enseignements de ces travaux est d’avoir analysé plusieurs expositions en même temps. Cela permet de mieux refléter la réalité du terrain, où les risques se cumulent.
 

Enfin, plusieurs pistes sont évoquées pour la suite, notamment :

 

  • suivre l’évolution des expositions dans le temps,
  • comparer les résultats avec d’autres pays,
  • affiner la connaissance de certaines populations professionnelles

 

 

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