Nous passons une grande partie de notre vie au travail. Il façonne nos rythmes de vie qu’ils
soient diurne, nocturne, hebdomadaire ou annuel, nos relations sociales, notre autonomie,
nos comportements et nos facteurs de risques. Le travail est un déterminant majeur de
notre santé physique comme mentale. Les entreprises publiques et privées doivent
pouvoir être les lieux permettant de nous sensibiliser et être de formidables leviers de
prévention pour des millions d’actifs.
C’est pourquoi mon rapport sur la prévention primordiale propose de franchir une nouvelle
étape : ne plus seulement prévenir les accidents du travail et les maladies professionnelles,
mais faire des lieux de travail des environnements favorables à la santé.
Concrètement, cela signifie mieux associer les services de prévention et de santé au travail
aux contrats collectifs, mobiliser davantage les branches professionnelles et les
complémentaires santé, ou encore consacrer les 2 % du haut degré de solidarité à des
actions de prévention.
Mais pour agir, il faut d’abord prendre conscience que notre santé ne se construit pas
uniquement chez le médecin. Elle se construit aussi chaque jour dans nos lieux de vie et
particulièrement celui du travail et de l’entreprise. Cette prise de conscience doit être
collective : dirigeants, employeurs, partenaires sociaux, professionnels de la prévention et,
surtout, chaque actif.
C’est tout l’enjeu de Préventica : faire progresser cette culture de la prévention et donner
aux acteurs du travail les moyens d’agir concrètement pour que chacun puisse travailler,
prendre sa retraite sans incapacité et vivre plus longtemps en bonne santé.