Report de l'édition Lyon 2020 - Nouvelles dates prochainement

« Les solutions pour la réforme de la santé au travail viendront du terrain »

« Les solutions pour la réforme de la santé au travail viendront du terrain »

Management RH & Formation /// Formation. ///
/
Cendra Motin, députée La République En Marche viendra discuter du projet de réforme de la santé au travail, lors de Préventica Lyon. Nous lui avons posé quelques questions avant sa venue.

Cendra Motin, pourquoi avoir décidé de venir à la rencontre Préventica de Lyon ?

Lorsque que j’ai monté ma boite de consulting en Ressources Humaines, je me rendais régulièrement à Préventica, pour rencontrer des professionnels, la Carsat, des préventeurs, voir quelles étaient les dernières innovations. Cette année, l'ex-Ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a lancé une négociation sur le sujet de la santé au travail. En parallèle, avec Charlotte Lecocq et Carole Grandjean, nous avons fait voter une résolution pour demander au gouvernement et aux partenaires sociaux d’aboutir à une réforme de la santé du travail. C’est pour parler de cela que j’ai décidé de venir à Préventica. Les personnes qui y viennent sont des professionnels, souvent des RH ou des chefs d’entreprise, qui ont leur mot à dire, en tout cas des choses à dire, sur cette future réforme.

Dans votre tribune pour annoncer une volonté de réforme, vous parlez de « manque de coordination, de lisibilité et [de] la complexité du système ». Qu’entendez-vous par là ?

Il y a, en France, une multiplicité d’acteurs, entre les services de santé au travail et leurs équipes pluridisciplinaires, les Carsat, mais aussi l’Anact et les Aract qui ont encore une autre vision des choses sur le terrain. Il y a aussi l’INRS qui produit des fiches pour les entreprises. Et donc, plusieurs choses sont faites plusieurs fois par plusieurs acteurs. Il y a un manque de coordination.

Et pour palier le manque, vous proposez notamment la création d’un guichet unique ?

Il s’agit de créer une seule entrée pour l’entreprise pour ensuite être orienté vers le bon interlocuteur. L’entreprise aurait un interlocuteur unique pour avoir accès à tous les types de prestations auxquels elle a le droit.

Est-ce qu’en regroupant ces entités, il n’y a pas un risque que certaines disparaissent ?

Ce n’est pas parce que vous n’entrez que par une seule porte que vous ne savez pas que vous avez à faire à différents acteurs. Simplement, vous identifiez mieux quel est leur rôle. Ce guichet va permettre de simplifier le parcours de l’employeur mais ne va pas enlever les spécificités de chaque interlocuteur.

Les partenaires sociaux négocient actuellement, suite à l’appel de l'ex-Ministre du Travail. Qu’attendez-vous d’eux ?

J’attends quelque chose d’extrêmement ambitieux ! Ils ont une responsabilité immense de faire en sorte que la santé au travail ne soit plus seulement l’affaire des employeurs, mais aussi celles des syndicats de salariés. J’attends qu’ils prennent des décisions dont on a vu qu’elles étaient nécessaires. Il est temps que la France renforce de manière significative sa politique de santé publique en termes de prévention de la désinsertion professionnelle, des maladies professionnelles pour faire en sorte qu’on parle de moins en moins de pénibilité et de plus en plus de reconversion, pour accompagner la réforme des retraites.

Pour rencontrer Cendra Motin et échanger avec elle au sujet de la santé au travail, ne manquez pas la conférence "Santé au travail : quelle réforme ?", le mardi 29 septembre à 16h15, lors de Préventica Lyon.

Partagez :