Comment le groupe BIC a poursuivi ses activités, en pleine pandémie du Covid ?

Comment le groupe BIC a poursuivi ses activités, en pleine pandémie du Covid ?

Hygiène / Propreté / Décontamination /// COVID-19 ///
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Continuer à produire, tout en mettant ses employés en sécurité, c’est le défi que beaucoup d’entreprises ont dû relever à l’arrivée de la pandémie du COVID-19. C’est le cas du groupe BIC. Avec deux usines installées dans des clusters de contamination, l’entreprise a dû agir rapidement. Sébastien Chaigneau, Director, Global Health Safety & Environment du groupe BIC, revient sur cette expérience.

Bic a des usines partout en France - et dans le monde - et notamment deux qui se sont retrouvées en pleine zone de contamination du Covid-19 dans l’Oise et en Alsace. Quelles ont été les premières mesures mises en place pour faire face à cette situation inédite ?

Le plus rapide a été de définir un protocole quand on a un cas. “Si quelqu’un éternue sur un site, comment on réagit ?” Deux actions immédiates ont donc été mises en place.

D’abord le “travel ban”. C’est-à-dire, on arrête les déplacements professionnels. Au début c’était en fonction des pays à risque, et puis après tous les pays étant à risque ça a été généralisé. Ensuite, il a fallu communiquer dans les usines sur ce qu’il faut faire quand on a un cas. Autrement dit, isoler la personne, la faire sortir du site, lui faire appeler le samu et décontaminer le poste de travail.

Début mars, nous avons constitué une cellule “plan de continuité d’activité”, avec l’aide d’un consultant en gestion de risques pour voir comment programmer les choses.

BIC a donc choisi de maintenir son activité malgré la pandémie ?

Oui, Bic a choisi de ne pas fermer ses usines. L’entreprise a la contrainte d’être prête pour la rentrée des classes. Pour bien vendre en septembre, il faut que les supermarchés soient approvisionnés en juin.

Donc nous avons choisi de ne pas opter pour le chômage partiel, mais nous avons défini trois niveaux de protection (A, B et C) pour nos usines dans le monde, en fonction de la situation dans chaque pays. Aujourd’hui toutes nos usines sont au niveau C.

Concrètement qu’est ce cela implique ?

Dans la pratique, en niveau C, le port du masque est obligatoire partout il n’est pas possible de respecter les distances de sécurité. Les personnes vulnérables doivent rester chez elles, mais elles restent payées. Le télétravail est généralisé à chaque fois que cela est possible.

Sur les sites de production, nous avons considérablement réduit les briefings. Les réunions se font dans des endroits dédiés avec des marquages au sol pour que chacun soit placé à bonne distance. Dans certaines usines, nous avons aussi réduit le temps de travail de 15 minutes, pour que chaque équipe parte avant que la suivante n’arrive et donc éviter que les gens ne se croisent dans les vestiaires.

Beaucoup d’autres choses ont été mises en place. Aujourd’hui nous allons interroger les sites de production pour voir avec elles si certaines de ces mesures pourraient devenir pérennes même après la pandémie.

Pour en savoir plus sur les mesures prises par le groupe BIC pour continuer sa production, tout en assurant la santé et la sécurité de ses collaborateurs, rendez-vous au Salon Préventica Nord France, où Sébastien Chaigneau reviendra en détail sur le plan de continuité d’activité de BIC.

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