Les risques psychosociaux
La prévention (2/3)
Les symptômes
Il s'agit de tous les signes personnels manifestant des difficultés
d'adaptation aux contraintes du travail, quelle que soit la nature
de ces contraintes.
Il existe trois types d'indicateurs :
- des symptômes physiques : muscles tendus,
migraines et maux de tête, digestion difficile, fatigue
inexpliquée, malaises…
- des symptômes psychologiques : apparition
d'un nombre croissant d'émotions négatives comme
l'inquiétude, le découragement, l'agacement, l'énervement,
la tension, l'insatisfaction, des problèmes de sommeil,
des crises de larmes …
- des symptômes comportementaux : augmentation
d'alcool, de tabac ou de café, tendance à la boulimie
ou au contraire perte d'appétit, tendance à s'isoler
des autres, agressivité…
Les symptômes de stress, harcèlement ou épuisement,
expriment tous un mal-être individuel et personnel. Ils
constituent donc des facteurs de risques particulièrement
complexes qui illustrent toute une gamme possible de réactions
personnelles aux contraintes du travail. Ils doivent être
examinés avec beaucoup de précaution, en tenant
compte de la spécificité de chaque personne.
Les indicateurs
Fonctionnement de l’entreprise
- Temps de travail (absentéisme, horaires atypiques…),
- Mouvement de personnel (Turn over, postes non pourvus, proportion
de travailleurs temporaires…),
- Activité de l’entreprise (défauts de production…),
- Relations sociales (moyens et actions du CHSCT…),
- Formation et rémunération (pourcentage de salariés
dont le salaire dépend du rendement…),
- Organisation du travail (existence de flux tendus, pauses…).
Santé et sécurité des salariés
- Accidents du travail (taux de fréquence et de gravité,
causes des accidents…),
- Maladies professionnelles (nombre de troubles musculo-squelettiques
déclarés ou reconnus…),
- Situations graves (tentatives de suicide ou suicide, harcèlement
moral ou sexuel reconnu, violences physiques),
- Situations dégradées (plaintes pour harcèlement,
violences verbales),
- Stress chronique (nombre de symptômes physiques ou émotionnels,
recours à des substances psychoactives…) ,
- Pathologies diagnostiquées et prises en charge (hypertension,
dépression, anxiété…),
- Activité du service de santé au travail (nombre
de visites spontanées, durée moyenne des consultations…).
Les indicateurs pertinents pour l’entreprise seront sélectionnés
puis mis en forme. Ils sont ensuite analysés en fonction
de leur variation au cours du temps, de disparités au sein
de l’entreprise ou par comparaison avec des données
nationales. C’est généralement la présence
de plusieurs indicateurs dégradés qui prendra sens
et permettra de convaincre direction et CHSCT de l’intérêt
de déclencher une action de prévention. Ils devront
alors être suivis tout au long de la démarche afin
d'évaluer les bénéfices de l'action.
Pour en savoir sur ces indicateurs, consultez le dossier de l’INRS
«Dépister
les risques psychosociaux. Des indicateurs pour vous guider»
(ED 6012 ).
Que faire ?
Si chacun s’accorde désormais pour reconnaître
l’existence du risque psychosocial, la difficulté réside
dans la manière de le traiter et de le prévenir. Bien
souvent, la question n’est abordée dans l’entreprise
«à chaud», lorsque celle-ci est confrontée
à un problème. Mais il est également possible
et fortement souhaitable d’anticiper les difficultés
en créant les conditions d’une organisation propice
au bien être et à la qualité de vie au travail.
Le travail peut alors être une source de satisfaction, de
créativité et d’épanouissement de l’individu,
au bénéfice de son entreprise.
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