Warning: main(forme/entete.php) [function.main]: failed to open stream: No such file or directory in /homez.49/preventi/www/dossier-risques-psychosociaux-11-nasse-legeron-05-08.php on line 36

Warning: main() [function.include]: Failed opening 'forme/entete.php' for inclusion (include_path='.:/usr/local/lib/php') in /homez.49/preventi/www/dossier-risques-psychosociaux-11-nasse-legeron-05-08.php on line 36

Warning: main(forme/rubrique-documentation-haut.php) [function.main]: failed to open stream: No such file or directory in /homez.49/preventi/www/dossier-risques-psychosociaux-11-nasse-legeron-05-08.php on line 41

Warning: main() [function.include]: Failed opening 'forme/rubrique-documentation-haut.php' for inclusion (include_path='.:/usr/local/lib/php') in /homez.49/preventi/www/dossier-risques-psychosociaux-11-nasse-legeron-05-08.php on line 41

Les risques psychosociaux

Accéder au dossier " Risques psychosociaux " - avril 2010

L'actualité

> Un engagement fort de l'Etat : le rapport Nasse-Legéron

>> Une mission sur les risques psychosociaux dans l'entreprise

A la suite de son engagement à la conférence sociale sur les conditions de travail du
4 octobre 2007, Xavier Bertrand, Ministre du travail, des relations sociales, de la famille, et de la solidarité, a confié une mission sur les risques psychosociaux dans l'entreprise à M. Philippe NASSE, économiste, statisticien et vice-président du Conseil de la Concurrence, et M. Patrick LÉGERON, psychiatre et directeur d'un cabinet de conseil spécialisé dans ce domaine. Le rapport, rendu le 12 mars 2008, visait à étudier et cerner l'ensemble des risques psychosociaux liés au travail et les principaux facteurs de risques.
Lors de la conférence sociale, les débats avaient notamment porté sur la nécessité de lutter contre les risques psychosociaux, le stress ou le mal-être au travail. Si tous les acteurs de la conférence sociale ont reconnu la réalité de ces phénomènes, ils se sont heurtés à la difficulté d'en mesurer l'ampleur et l'évolution car il n'y a pas d'indicateurs spécifiques et fiables. Il est donc difficile de développer des actions préventives.

Xavier Bertrand a ainsi demandé à MM. NASSE et LÉGERON de décrire les risques psychosociaux liés au travail, ainsi que leurs principaux facteurs de risque et conduire une réflexion prospective sur les indicateurs permettant d'identifier, de quantifier et de suivre ces risques (disponibles ou bien à mettre en œuvre). Le diagnostic et les actions devant être adaptables à l'ensemble des entreprises et des salariés.
Dans l'accomplissement de leur mission, Philippe NASSE et Patrick LÉGERON ont consulté les partenaires sociaux, mais aussi les administrations concernées, les organismes experts (Agence Française de Sécurité Sanitaire de l'Environnement et du Travail, Agence Nationale pour l'Amélioration des Conditions de Travail, Caisse Nationale d'Assurance Maladie des Travailleurs Salariés, Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques, Institut National de Recherche et de Sécurité, Institut de veille Sanitaire)...
En effet, les syndicats et organismes spécialistes (Anact, Inrs, etc.) font de l'organisation du travail la cause principale du mal-être des salariés. Les entreprises privilégient souvent une action corrective, faisant appel à des cabinets de conseil.

>> Un rapport pour définir, mesurer et prévenir le stress au travail

Les risques psychosociaux posent un ensemble de problèmes divers, complexes et importants du fait du poids de leurs conséquences. Parce qu'ils se développent à la frontière entre la sphère privée (le psychisme individuel) et la sphère sociale (les collectifs d'individus au travail), ils sont au cœur de beaucoup de conflits. Les oppositions d'intérêts qui les traversent entraînent une multiplication des points de vue et des approches et, finalement, une certaine confusion dans les concepts, leurs modes d'analyse et le repérage de leurs causes ou de leurs effets.

C'est pourquoi le rapport cherche à fixer clairement les concepts utilisés, puis à tracer une voie d'observation des faits couverts par ces concepts qui soit aussi dégagée que possible des contingences conflictuelles qui les entourent. Le rapport fixe l'objet principal de l'étude : le couple formé par la santé psychique de l'individu et ses conditions sociales de travail ; il détaille ensuite les méthodes d'observation de ce couple scientifiquement neutres et fiables.
A cette fin, les auteurs ont tenu le plus grand compte des méthodes utilisées par d'autres pays connaissant des problèmes de risques psychosociaux analogues à ceux de la France, mais plus avancés dans leur détection, leur mesure et leur traitement. La méthode repose toujours sur la mise en œuvre d'enquêtes psychosociales, dont la fiabilité statistique est éprouvée, et sur des questionnaires validés et rodés par de multiples expériences. Il n'existe, de par le monde, qu'un nombre limité de ces questionnaires : le choix final doit donc être fait au terme d'une procédure d' « expertise collective » validée par le respect des normes correspondant à l'état de l'art en l'espèce, et tenant compte de la démarche européenne dans ce domaine pour obtenir ainsi l'indicateur global qui, aujourd'hui, fait défaut.
En définitive, les auteurs pensent que privilégier l'observation des faits relatifs à des concepts précis et selon des méthodes scientifiquement éprouvées est la meilleure façon d'établir, en France, un consensus minimum sur la reconnaissance des risques psychosociaux ramenés à des faits et sur leur mesure objective, permettant à la puissance publique, aux entreprises et aux partenaires sociaux d'envisager, ensuite, d'agir ensemble.
Il faut observer avant d'expliquer, car à rechercher d'abord les causes des risques psychosociaux sans avoir convenu de leur observation, on entre de front dans les débats sur les responsabilités de ces causes, ce qui empêche tout dialogue constructif.

>> Un rapport organisé en trois parties

La première explore les concepts utilisés, de façon à dissiper la confusion qui les entoure : les concepts mélangent et recouvrent, sous des vocables communs, les causes, les risques et leurs effets. Cette partie justifie de dépasser l'opposition artificielle entre l'approche des risques psychosociaux mettant l'accent sur les aspects individuels et médicaux de ces risques, et l'approche collective se centrant sur les conditions sociales de travail où naissent ces risques, pour préconiser une approche simplifiée mais simultanée des aspects médicaux et sociaux entourant ces risques.
La deuxième examine l'ensemble des indicateurs actuels de risques qui nous ont été proposés, qu'ils soient disponibles, rapidement améliorables ou perfectibles au prix d'investissements plus importants. Cet examen permet de constater qu'aucun indicateur existant ne vérifie les conditions requises pour une approche simultanée des aspects médicaux et sociaux des risques, et conduit à dresser la méthodologie que devrait suivre un tel indicateur global.
La troisième regroupe les huit propositions d'actions publiques concrètes à entreprendre, en commençant par la constitution de cet indicateur global, puis en détaillant les actions particulières relevant de la responsabilité de l'Etat (ou, plus généralement, des trois Fonctions publiques) et celles relatives à la formation et à l'information des acteurs concernés par ces risques. En conclusion, une neuvième proposition suggère de demander au Conseil d'orientation des conditions de travail de faire rapport périodiquement au Gouvernement et aux partenaires sociaux sur l'état d'avancement des travaux issus des propositions précédentes.

>> Les neuf propositions d'action

- Construire un indicateur global tiré d'une enquête psychosociale évaluant simultanément les conditions sociales de travail et l'état psychologique du sujet,
- utiliser comme indicateurs spécifiques les enquêtes nationales existantes et développer des indicateurs spécifiques supplémentaires à partir des mouvements de main d'œuvre, des arrêts maladie de courte durée et en exploitant les rapports de la médecine du travail et des inspecteurs du travail,
- lancer des expériences pilotes dans la fonction publique,
- analyser le rôle des incitations dans le fonctionnement de la branche Accidents du travail et maladies professionnelles de la CNAM-TS,
- recenser les suicides de salariés au travail et procéder à une analyse psychosociale de ces suicides (« autopsie psychologique »),
- lancer une campagne publique d'information sur le stress au travail,
- former les acteurs au sein de l'entreprise et renforcer leur rôle,
- créer un portail Internet pour l'information des entreprises et des salariés,
- charger le futur Conseil d'orientation des conditions de travail de suivre la mise en œuvre de ces actions.

Source : http://www.travail-solidarite.gouv.fr/


Document mis en ligne mai 2008

Warning: main(forme/rubrique-documentation-bas.php) [function.main]: failed to open stream: No such file or directory in /homez.49/preventi/www/dossier-risques-psychosociaux-11-nasse-legeron-05-08.php on line 211

Warning: main() [function.include]: Failed opening 'forme/rubrique-documentation-bas.php' for inclusion (include_path='.:/usr/local/lib/php') in /homez.49/preventi/www/dossier-risques-psychosociaux-11-nasse-legeron-05-08.php on line 211