Qualité de l'air - Etat des lieux
L'Observatoire de la Qualité de l'Air Intérieur
a réalisé un inventaire des données françaises
relatives à la qualité de l'air à l'intérieur
des bâtiments.
Missionné par les Pouvoirs Publics, l'Observatoire de la qualité
de l'air intérieur a pour enjeu de mieux connaître la pollution
intérieure, ses origines et ses dangers, notamment grâce
à des campagnes de mesures, et d'apporter des solutions adaptées
à sa prévention et à son contrôle : sensibilisation
des professionnels, information du grand public, évolution de la
réglementation, etc
Seules les données relatives à l'habitat, aux immeubles
de bureaux, aux établissements scolaires et aux crèches
ont été collectées.
Cette étude avait pour objectif d'identifier les données
françaises disponibles sur la qualité de l'air intérieur,
de procéder à leur recueil et d'analyser leur validité,
notamment en terme de méthodologie, de représentativité
et d'extrapolation.
Ce travail a porté sur les substances prioritaires suivantes :
- le dioxyde d'azote (NO2)
- les particules inertes
- le monoxyde de carbone (CO)
- les composés organiques volatils (COV) et les aldéhydes
dont le benzène, les éthers de glycol et le formaldéhyde
- les bactéries
- les légionelles
- les champignons et moisissures
- les allergènes d'animaux
- le radon
- l'amiante et les fibres minérales artificielles
- le plomb
- les biocides
- La fumée de tabac
Cet inventaire des données françaises sur la qualité
de l'air à l'intérieur des bâtiments a été
réalisé en 2001 et actualisé en 2004. Il montre que
les études françaises sur la qualité de l'air intérieur
sont de plus en plus nombreuses, mais l'absence de centralisation des
informations rend leur accès difficile.
Les travaux portent désormais sur des effectifs plus importants
dans le cadre d'études multicentriques avec des procédures
standardisées.
Cela permet donc l'extrapolation des résultats à une population
plus large et la comparaison directe entre les lieux de collecte.
Cependant on constate que les expositions intérieures dans les
zones rurales ne sont toujours pas documentées.
Si l'habitat demeure le micro-environnement intérieur le plus étudié,
les lieux investigués se diversifient et les établissements
recevant du public sont davantage étudiés.
http://www.air-interieur.org/
|