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Prévention des risques en établissements de soins
Les problématiques de prévention des risques
Le chef d’établissement est chargé, dans
la limite de ses attributions et dans le cadre des délégations
qui lui sont consenties, de veiller à la sécurité
et à la protection de la santé des agents placés
sous son autorité et des usagers de son établissement.
Il prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité
et protéger la santé physique et mentale des agents
: actions de prévention des risques professionnels, information,
formation, mise en place d’une organisation et de moyens
adaptés.
Le chef d’établissement évalue les risques
pour la santé et la sécurité des agents.
Il choisit les procédés de fabrication, les équipements
de travail, les substances ou préparations chimiques, dans
l'aménagement ou le réaménagement des lieux
de travail ou les installations et définit des postes de
travail. Il transcrit et met à jour dans un document unique
les résultats de l'évaluation (inventaire des risques
identifiés dans chaque unité de travail de l'établissement,
y compris ceux liés aux ambiances thermiques). Il met en
œuvre les actions de prévention ainsi que les méthodes
de travail et de production garantissant un meilleur niveau de
protection de la santé et de la sécurité
des agents .
Il présente chaque année, au comité d’hygiène
et de sécurité (CHS) un programme annuel de prévention
des risques professionnels. Il intègre ensuite ces actions
et ces méthodes dans l’ensemble des activités
de l’établissement et à tous les niveaux de
l’encadrement.
Chaque année il dresse un bilan des actions programmées,
des accidents, maladies professionnelles et de l’état
de santé des agents formalisés dans le rapport d’évolution
des risques professionnels.
La traçabilité
De nombreux salariés des établissements de soins
et de prévention sont exposés au risque chimique
ou cancérogène : personnels d’entretien des
locaux et des véhicules, agents des services hospitaliers,
personnels de blanchisserie, agents chargés de la désinfection
et de la stérilisation, personnels de laboratoires, personnels
en charge des chimiothérapies, personnels de cuisine,…
Ces expositions peuvent être à l’origine de
troubles soit rapidement visibles (allergies, irritations) soit
retardés, c’est-à-dire à effets différés
(cancers, neuropathies, néphropathies, stérilité,…).
Il est donc important que les salariés exposés soient
suivis tout au long de leurs activités professionnelles
et parfois, au-delà.
Bilan 2009
Les premiers décrets d’application de la loi
«Hôpital, patients, santé, territoires»
portent sur les indicateurs de qualité de soins.
Pour la première fois en 2009, les résultats
du tableau de bord des infections nosocomiales sont présentés
dans un délai inférieur à un an, c’est-à-dire
que sont présentées aujourd’hui les
données de 2008. Cette publication est aussi l’occasion
pour la ministre de la Santé d’annoncer la
généralisation par la Haute Autorité
de Santé (HAS) de nouveaux indicateurs de qualité
des soins, dont la loi HPST va rendre obligatoire, dès
2010, la mise à disposition du public.
Cette année encore, les résultats en net progrès
attestent une mobilisation croissante des établissements
en matière de prévention des infections associées
aux soins et, plus largement, d’amélioration
de la sécurité des patients. La ministre cite
pour preuve l’évolution des cinq indicateurs
du tableau de bord des infections nosocomiales, qui, au
total, ont connu une amélioration moyenne de l’ordre
de 15 points, ce qui est considérable.
L’incidence globale des infections du site opératoire,
des infections à staphylocoques dorés résistant
à la méticilline, des accidents exposant au
sang, l’incidence, en réanimation, des infections
urinaires et des pneumopathies : toutes ces incidences sont
en diminution. Seules augmentent, en réanimation,
les bactériémies et les colonisations de cathéter
veineux central, sur lesquels nous devrons faire porter
des efforts supplémentaires. Les indicateurs de moyens
s’améliorent également. Ainsi, deux
tiers des établissements réalisent des enquêtes
d’incidence des infections nosocomiales. Plus de 95%
ont désigné un responsable du signalement
des infections nosocomiales. De surcroît, on peut
se féliciter de l’évolution des pratiques
en matière d’hygiène, notamment en ce
qui concerne l’hygiène des mains.
« Quels que soient les progrès – et ceux
que nous avons enregistrés sont très positifs
–, nous avons une obligation de résultat, et
j’entends que notre mobilisation, collective, reste
maximale. C’est pourquoi nous avons élaboré
un plan stratégique 2009-2013 de prévention
des infections associées aux soins », affirme
la ministre. Publié en août dernier, il définit
des objectifs quantifiés à atteindre, tant
au plan national qu’au niveau des établissements
de santé, à travers trois ambitions principales
: étendre aux établissements médico-sociaux
et aux soins de ville cette politique de prévention,
en s’appuyant sur les actions qui ont donné
de bons résultats dans les établissements
de santé ; adapter les mesures de prévention
aux spécificités de chaque secteur de soins
pour en améliorer l’efficacité ; régionaliser
la mise en œuvre de cette politique en s’appuyant
sur les Agences régionales de santé (ARS)
créées par la loi HPST.
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Source
- http://mondesante.com/sante/decrets-d%E2%80%99application-de-la-loi-bachelot-dans-quelques-jours-2021.html
- http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid28482/prevention-des-risques-professionnels-dans-les-etablissements.html
Les droits de reproduction sont réservés et strictement
limités
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Documents mis en ligne en décembre 2009
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