Prévention des risques en établissements de soins
Ce que dit la loi
Des textes réglementent la manutention manuelle et ses
conséquences :
directive cadre 89/391 CEE du 12 juin 1989 concerne la mise en
oeuvre de mesures visant à promouvoir l’amélioration
de la sécurité et de la santé des travailleurs
au travail, transposée en droit français par la
loi 91-1414 du 31 décembre 1991,
4e directive particulière 90-269 du 29 mai 1990, transposée
en droit français par le décret 92-958 du 3 septembre
1992, concernant la manutention manuelle de charges comparant
des risques notamment dorso-lombaires,
arrêté du 29 janvier 1993 concernant l’évaluation
préalable des risques et l’organisation des postes
de travail lors des manutentions manuelles,
arrêté du 15 juin 1993 concernant les recommandations
que les médecins du travail doivent observer,
reconnaissance récente de la sciatique en maladie professionnelle
(tableau 98).
Les facteurs de risques sont multiples ; ils résultent
principalement de l’organisation et de la conception des
lieux et équipements de travail ainsi que des aspects psychosociaux
(relations interpersonnelles, relations avec les soignés).
La loi oblige les établissements de santé, privés
et publics, à mettre à disposition du public, à
compter de janvier 2010, chaque année, les résultats
de dix indicateurs de qualité et de sécurité
des soins, c’est-à-dire les cinq indicateurs du tableau
de bord des infections nosocomiales et les cinq indicateurs de
qualité de la prise en charge. En cas de non-respect de
cette obligation, à l’issue d’une procédure
de mise en demeure et de recueil des explications du directeur
de l’établissement, les directeurs généraux
des agences régionales de santé (ARS) pourront prendre
les mesures appropriées, et notamment une pénalité
pouvant aller jusqu’à 0,1% du budget de l’établissement.
Le rôle des commissions médicales, dans les établissements
publics, et des conférences médicales, dans les
établissements privés, est sensiblement renforcé,
avec, en particulier, la définition et le suivi d’un
programme d’action assorti d’indicateurs.
Ces indicateurs permettront d’abord aux établissements
de se comparer à des moyennes régionales ou nationales,
de façon à susciter une saine émulation au
service des patients, qui exigent cette transparence. Ils apporteront
ensuite des éclairages fructueux aux décisions des
pouvoirs publics. Ils contribueront, enfin, à améliorer
et à simplifier la procédure de certification.
Pour prolonger et soutenir ces efforts, Roselyne Bachelot a souhaité
que d’autres actions soient conduites. Elle a d’abord
demandé que ces indicateurs fassent l’objet, lorsque
cela se justifie, d’objectifs d’amélioration
sur les trois prochaines années. Cela permettra de mesurer
ensemble les résultats concrets de la politique menée.
Une dizaine d’autres indicateurs sont en cours de développement,
dans le cadre notamment du projet de coordination pour la mesure
de la performance et l’amélioration de la qualité
hospitalière (COMPAQH), mis en œuvre par l’INSERM.
Des travaux complémentaires seront conduits pour mieux
évaluer la satisfaction des usagers, à partir d’une
méthode d’enquête expérimentée
dans les CHU et les centres de lutte contre le cancer.
Sources
- http://mondesante.com/sante/decrets-d%E2%80%99application-de-la-loi-bachelot-dans-quelques-jours-2021.html
- INRS : Brochure ED 862 : «Méthode d’analyse
des manutentions manuelles destinée aux établissements
et personnels de soin»
www.inrs.fr/publications/ed862.html
A consulter : http://www.sante-sports.gouv.fr/securite-sanitaire-dans-les-etablissements-de-sante-la-reglementation-applicable.html
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