Prévention du risque routier
en entreprise Risques routiers, de quoi parle-t-on ? (2/4)
Les facteurs
de risques
Le risque routier a souvent des origines «multifactiorielles»
:
- Environnement (connaissance et état des itinéraires,
travaux, météo, entrée de site, parking,
...),
- Véhicules (adaptés, aménagés, équipés,
entretenus, ...)
- Organisation (horaire, préparation des tournées,
choix des moyens de transport, utilisation du téléphone,
...),
- Conducteur (respect des règles, fatigue, vigilance, capacités
à la conduite,...).
L'acte de conduire est rarement considéré comme
un acte lié au travail. L'entreprise n'a pas toujours conscience
de sa responsabilité et de ses possibilités d'action.
C'est souvent le comportement du salarié qui est mis en doute.
Conduire un véhicule fait partie des activités banales
de la vie courante. Et pour de nombreux salariés, prendre
le volant fait partie du travail au quotidien dans des secteurs
très variés, avec parfois plus de 5 heures de conduite
par jour (comme par exemple les livreurs) ou près de 100
000 kilomètres par an (comme pour les commerciaux).
La conduite peut sembler anodine pour la santé. Or, au-delà
des risques de dommages corporels en cas d’accident de la
route, le conducteur est exposé, souvent sans en être
conscient, à beaucoup d’autres risques : physiques,
posturaux, chimiques ou psychosociaux. Leurs effets sur la santé
peuvent être aggravés par des expositions professionnelles
importantes ou de longue durée et par certains comportements
individuels (tabagisme, alimentation non équilibrée,
consommation de médicaments ou de drogues…).
Risques physiques
Le conducteur est exposé aux vibrations du véhicule.
Le niveau d’exposition à ces vibrations est lié
à la vitesse moyenne de conduite, ainsi qu’au type
de véhicule, à la motorisation, à la période
de circulation… Cette exposition pourrait favoriser la survenue
de douleurs au niveau de la colonne vertébrale (rachialgies).
Il est également exposé au bruit (moteur, circulation…).
L’utilisation de la radio et l’ouverture de la fenêtre
seraient les deux éléments augmentant le plus cette
exposition au bruit (d’après une étude canadienne).
Il y a donc un risque de perte auditive (avec une perte auditive
plus importante à gauche qu’à droite).
Notons que l’exposition à la chaleur, en période
estivale, dans des véhicules non climatisés, constitue
un risque avéré. A partir d’une température
de 30 °C à l’intérieur de l’habitacle,
les capacités du conducteur (vitesse de réaction,
vigilance…) se dégradent, ce qui peut provoquer des
accidents. Or, ces valeurs de températures sont très
rapidement atteintes derrière un pare-brise.
Enfin, l’exposition à la lumière des phares,
à leur réfléchissement sur des routes mouillées
ou enneigées peut engendrer une fatigue visuelle.
Risques liés aux postures de travail
La position sédentaire de conduite pendant la totalité
ou la plus grande partie du temps de travail expose à des
risques connus : troubles musculosquelettiques (TMS) affectant principalement
le cou, les épaules et le dos, maladies cardio-vasculaires
ou digestives…
De plus, les passages rapides d’une position de conduite assise
et immobile prolongée à une posture debout avec, dans certains
cas, des tâches
de manutention (chauffeurs-livreurs par exemple), peuvent être
un facteur aggravant.
Risques chimiques
Tous les salariés qui conduisent régulièrement
en milieu urbain sont particulièrement exposés aux
gaz d’échappement de la circulation automobile, aux
vapeurs de carburant et de benzène (l’essence sans
plomb et le gazole peuvent en contenir jusqu’à 1%)
lors du remplissage du réservoir. Ces vapeurs d’essence
agissent sur le système nerveux et peuvent provoquer des
troubles graves de la formule sanguine. Il est à noter que
les effluents du carburant diesel et le benzène sont des
cancérogènes avérés.
Enfin, les conducteurs sont susceptibles d’être exposés
aux risques liés à la nature du chargement, à
une exposition aux émanations, fuites, renversement ou autre
exposition accidentelle.
Risques psychosociaux
Au stress lié aux contraintes professionnelles (organisation
du travail, respect des délais…), s’ajoute le
stress dû à la conduite elle-même (vigilance
permanente, conditions de trafic ou météorologiques…).
Conduire pour le travail expose donc à un risque de stress
chronique avec ses conséquences sur la santé (dépression,
anxiété, troubles du sommeil ou de l’alimentation,
ulcères, TMS, maladies cardio-vasculaires, accidents vasculaires
cérébraux…). Les risques de violence ou d’agression
ne sont pas non plus négligeables dans certains secteurs
(transports de fonds ou de cargaisons ayant une valeur marchande
importante).
Source :
www.risques-pme.fr/les-risques-particuliers/...
Sommaire
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Documents mis en ligne en mai 2010
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