Prévention du risque routier
en entreprise Prévenir les risques routiers en entreprise (2/2)
Prévention
des risques
Le plan d’action de prévention du risque routier dans
l’entreprise s’appuie sur le document unique et les
risques mis en évidence. Une partie des actions à
mettre en place concerne la gestion et l’organisation des
ressources humaines et matérielles.
Quatre grands domaines regroupent l’ensemble des problématiques
rencontrées par les entreprises : les déplacements,
les véhicules, les communications lors des déplacements
(instauration d’un protocole), les compétences (formation).
Les déplacements
La gestion et la programmation globale des déplacements par
l’entreprise (dans le temps, la durée…) sont
un des points clefs de la réduction du risque routier. Tout
déplacement se prépare depuis l’entreprise (organisation
des rendez-vous, planification des tournées, choix des itinéraires,
gestion des urgences et des retards…) et non au dernier moment,
sur la route…
Dans la gestion au quotidien, avant tout déplacement, il
est important de se poser les questions suivantes : Ce déplacement
est-il nécessaire ? Peut-on privilégier d’autres
modes de déplacement ? Peut-on combiner ce déplacement
avec d’autres déplacements routiers ?
Dans son plan d’action, le chef d’entreprise doit envisager
deux axes prioritaires : éviter les déplacements dans
la mesure du possible, et réduire l’exposition des
salariés en déplacement.
Eviter les déplacements:
- Utiliser les nouvelles technologies de communication (visioconférence,
audioconférence, internet, ou messagerie électronique)
afin d’éviter certains déplacements et les
coûts associés (temps passé, frais de route,
hébergement…),
- Regrouper les rendez-vous ou réunions hors entreprise
pour en limiter le nombre,
- Supprimer les trajets inutiles (meilleure préparation
des chantiers par exemple).
Réduire l’exposition au risque routier lors de déplacements
Quand le déplacement est nécessaire, il importe de
choisir le mode de déplacement le plus sûr: recourir
aux transports collectifs (avion ou train) ; Combiner ces transports
collectifs avec le déplacement routier (location de véhicule
sur place pour limiter les distances parcourues par les salariés,
réduire leur fatigue ou leur stress). Il est aussi nécessaire
de veiller au respect des règles du Code de la route, de
planifier et rationaliser les déplacements longs en privilégiant
l’usage de l’autoroute (réseau plus sûr
que les voies nationales ou départementales). Limiter également
les distances quotidiennes parcourues ou de la durée de conduite,
de jour comme de nuit (respecter les prescriptions réglementaires
des temps de conduite et de pause).
Tout cela peut amener à mettre en place une nouvelle organisation,
définir de nouvelles règles au sein de l’entreprise
et repenser des habitudes et des façons de travailler. Les
bénéfices d’une telle démarche sont avérés
en terme de sécurité et à plus longue échéance,
d’efficacité.
Une telle réflexion peut être menée en collaboration
avec des clients et/ou des fournisseurs habituels. Une démarche
conjointe permet d’optimiser l’organisation des tournées,
de prendre en compte la sécurité dans la négociation
des délais de livraison et mieux coordonner les tâches
pour le retrait ou la livraison de marchandises.
Les véhicules
Le véhicule à usage professionnel doit être
adapté à la fois au déplacement et à
la mission à réaliser.
Critères d’adaptation d’un véhicule en
fonction de la mission :
- Le véhicule est aménagé et équipé
en fonction des besoins des personnes et/ou des charges à
transporter,
- Il existe une séparation entre la partie habitacle de
conduite et le volume utilisé pour le chargement (transport
de matériaux, de produits, d’outils…),
- Le volume réservé au chargement permet un arrimage
et une bonne répartition des charges,
- La capacité/puissance du véhicule permet de transporter
sans risque le chargement. Toute surcharge constitue un facteur
important d’aggravation du risque.
Au moment de l’achat ou de la location d’un véhicule,
il faut s’assurer que celui-ci est doté des équipements
de sécurité (système de freinage par assistance
électronique, airbags, limiteur de vitesse réglable
et modulable par le conducteur…), assurant le même niveau
de protection des salariés quelle que soit la place occupée
dans le véhicule.
Un contrôle de l’état et un entretien régulier
des véhicules contribuent à limiter les risques d’accidents
sur la route et participent à la sécurité des
salariés.
Maintenance d’une flotte de véhicules
Les entreprises qui ont une flotte de véhicules doivent mettre
en place une organisation qui assure un bon état de maintenance
des véhicules :
- Désignation d’un responsable du parc,
- Planification des entretiens des véhicules,
- Suivi quotidien de l’état du parc,
- Mise en place d’un carnet d’entretien pour chaque
véhicule à la disposition de l’utilisateur.
Les utilisateurs des véhicules doivent être encouragés
à signaler tout dysfonctionnement. Pour être efficace,
cette remontée d’informations doit être organisée
et formalisée selon un circuit établi (fiches d’observations,
demandes d’interventions…). Les règles d’entretien
doivent être définies par l’entreprise. La périodicité
des contrôles doit être adaptée aux conditions
d’utilisation des véhicules.
Les communications lors des déplacements
Le téléphone mobile est devenu tellement familier
que l’entreprise se doit d’en organiser l’utilisation
dans le cadre professionnel, notamment sur la route.
Il est nécessaire d’instaurer un protocole de communication
qui permette aux salariés en mission de rester en liaison
avec leur entreprise et leurs clients, sans mettre en danger leur
sécurité sur la route. Ce protocole doit répondre
aux besoins de l’entreprise tout en accordant la priorité
à la sécurité du salarié. C’est
un document connu du salarié, qui précise dans quelles
conditions ce dernier devra utiliser son téléphone
portable lorsqu’il est en mission.
Idées à développer pour l’élaboration
d’un protocole de communication :
- Rappel des risques d’accidents liés à
l’utilisation du téléphone portable au volant
: téléphoner au volant déconcentre le conducteur
et le détourne de sa tâche de conduite. Il est donc
recommandé aux entreprises de proscrire l’utilisation
du téléphone au volant d’un véhicule,
quel que soit le dispositif technique utilisé,
- Communications quand le véhicule est à l’arrêt
uniquement,
- Enregistrement d’un message d’accueil sur la messagerie,
- Renvoi automatique des appels,
- Fixation de plages d’appels sur les temps de pause de
conduite.
En cas d’accident d’un collaborateur en mission, c’est
le chef d’entreprise qui pourrait être mis en cause
en l’absence de l’adoption d’un protocole de communication
étudié au sein de l’entreprise et connu de l’ensemble
des salariés.
Les compétences
Les véhicules utilisés pour l’exercice d’un
métier ont des caractéristiques très variables
et nécessitent l’acquisition ou la maîtrise de
compétences spécifiques. Il peut s’agir de véhicules
utilitaires transportant des charges lourdes ou de minibus permettant
de conduire plusieurs salariés de l’entreprise…
De plus, effectuer des dizaines de milliers de kilomètres
par an pour son travail, dans des conditions parfois difficiles
(pluie, verglas, mauvaise visibilité…), demande aussi
des compétences particulières.
En tout état de cause, avant de confier au salarié
la conduite d’un véhicule, l’entreprise doit
vérifier qu'il possède bien un permis de conduire
en cours de validité, correspondant au véhicule qui
lui est confié. Un simple permis B suffit au plan réglementaire
pour conduire un véhicule de moins de 3,5 tonnes ; toutefois
cette situation n’est pas satisfaisante sur le plan de la
prévention.
De nombreuses entreprises ont mis en place une formation complémentaire
pour les salariés les plus exposés au risque routier.
Les étapes de mise en place d’une formation complémentaire
à la conduite :
- Faire un bilan des compétences des salariés
amenés à conduire un véhicule,
- Définir les besoins en formation complémentaire
à la conduite de l’entreprise,
- Choisir l’organisme de formation correspondant aux besoins
de l’entreprise
La formation à la conduite ne sera efficace que si elle
est adaptée au métier : type de véhicule,
kilométrage parcouru, techniques d’arrimage des charges
et conditions de conduite en charge, manœuvres…,
- Mettre en place les financements nécessaires,
- Etablir un plan de formation pluriannuel et le suivre dans le
temps
Ces dispositions n’auront d’intérêt que
si l’entreprise prévoit un dispositif permettant un
suivi régulier et une mise à jour des qualifications
des salariés.
Source :
www.inrs.fr/dossiers/Conduire.html
Vous pouvez aussi consulter : www.inrs.fr/actus/AnimationsConduire.html
Sommaire
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Documents mis en ligne en mai 2010
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