Hygiène propreté nettoyage,
dans quels buts ?
Accéder au dossier " Hygiène
au travail " publié en janvier 2010
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Quelques définitions
- La propreté, une préoccupation majeure
des salariés en France
- L'hygiène au travail est l'un des moyens élémentaire
de la prévention des maladies
professionnelles
- Constat
Quelques définitions
Nettoyage industriel : A côté des
prestations effectuées par des sociétés spécialisées
intervenant à l'intérieur des établissements
industriels pour des opérations de nettoyage-maintenance,
il existe aussi des entreprises exploitant des unités de
nettoyage plus spécifiques :
- lavage des citernes routières : véhicules ayant
transporté des déchets ou changeant de cargaison,
- nettoyage et réhabilitation de contenants (fûts),
- nettoyage de matériels type échangeur thermique.
http://www.recy.net/
Hygiène du travail : Selon la définition
du Bureau International du Travail (BIT), l'hygiène du
travail est la science et l'art de détecter, d'évaluer
et de maîtriser les nuisances et les facteurs de l'environnement
professionnel qui peuvent altérer la santé et le
bien-être des travailleurs et des membres de la communauté.
L'objectif de la médecine et de l'hygiène du travail
est donc le même, avec une approche différente néanmoins
: protéger la santé et le bien-être de toute
personne qui travaille.
L'hygiène du travail se concentre sur l'environnement professionnel
pour en appréhender tous les risques potentiels et la médecine
du travail s'occupe du travailleur et des effets potentiels de
ses conditions de travail sur sa santé. Le tandem médecin-hygiéniste
est donc un binôme incontournable pour gérer correctement
les chroniques.
http://www.senat.fr/rap/o97-041/o97-04122.html
Des comités d'hygiène au travail sont constitués
dans les établissements occupant au moins cinquante salariés
et ont pour mission de contribuer à la protection de la
santé et de la sécurité des salariés
de l'établissement ainsi qu'à l'amélioration
des conditions de travail.
Source : http://www.travail-et-securite.fr/tes/hygiene_au_travail.html
La propreté, une préoccupation majeure des salariés
en France
La propreté est l'affaire de tous. Chacun à son
poste participe à maintenir son espace de travail. Ce qui
n'est pas sans influence sur l'ambiance au sein de la société
ou sur les performances de chacun. Sans négliger un impact
sur l'image de l'entreprise.
Le contenant compte parfois autant – si ce n'est plus –
que le contenu. Avoir des locaux propres et bien entretenus a
un double impact sur la vie d'une société. D'une
part, le personnel sera plus enclin à respecter son poste
de travail et à fournir un effort de qualité; d'autre
part, cela renvoie une image valorisante et rassurante du site
aux clients.
La propreté d'une entreprise, tout secteur d'activité
confondu, contribue à une valorisation de son image de
marque et la propreté et l'hygiène des locaux permettent
l'exercice professionnel dans de bonnes conditions de travail
et accroissent le bien être des employés et donc
la rentabilité de l'entreprise.
C'est ce qui ressort d'une enquête réalisée
par la Sofrès en 2001, qui mesurait l'importance de la
propreté sur le lieu de travail et l'implication des Français.
Reprise sur le site de la Fédération des entreprises
de propreté et des services associés (FEP), l'enquête
montre que pour 71 % des Français actifs, «la propreté
est un critère primordial sur le lieu de travail ».
toujours selon l'étude de la Sofrès, quatre actifs
sur cinq estiment qu'un site de production mal entretenu est susceptible
de nuire à l'image d'une entreprise auprès de ses
clients
La propreté arrive en tête des préoccupations,
devant la lumière (65 %) ou le niveau sonore (55 %) et
même l'espace (47%). Globalement, les femmes sont les plus
sensibles à ce critère (77 %), contre 65 % pour
les hommes. Et plus on vieillit, plus on y prête attention,
puisqu'ils sont 76 % des plus de 50 ans à juger la propreté
importante, contre 63% chez les moins de 35 ans.
Pour finir, on terminera sur une note positive, puisque 79 %
des Français sont satisfaits de la propreté de leur
lieu de travail. Ils sont même 30 % à en être
très satisfaits. Avec une nuance, tout de même, pour
ceux qui travaillent dans les établissements de l'industrie
(73 % sont satisfaits) et ceux du tertiaire (77 % de satisfaits).
De quoi rassurer les dirigeants d'entreprise, leurs efforts en
la matière étant largement appréciés
et récompensés. Surtout lorsqu'on sait, toujours
d'après l'étude réalisée par la Sofrès,
que deux Français sur trois jugent que la propreté
de leur lieu de travail a une influence directe sur leurs performances
professionnelles
Source : Caractère – juillet 2004
http://www.01net.com/Pdf/CAR200407010600034.pdf
L'hygiène au travail est l'un des moyens élémentaires
de la prévention des maladies professionnelles
Comme on le constate, la notion d'entretien va bien plus loin
que le simple coup de balai. Les enjeux sont en effet plus importants
qu'ils n'y paraissent, car se profilent à l'horizon les
risques d'accident dus, par exemple, à un toit abîmé,
un sol glissant, un réseau électrique défectueux
ou encore à une climatisation non contrôlée.
On peut ajouter, concernant les bâtiments anciens, les risques
liés à la présence d'amiante. Ou encore,
pour les imprimeurs numériques qui utilisent des encres
à solvants, les dangers qui découlent d'une mauvaise
aération des locaux.
Il y a encore tant d'autres risques liés à la nature
même des bâtiments qu'il est impossible de tous les
lister. Dans cette optique, un entretien régulier et des
contrôles réalisés par des professionnels
devraient prémunir les établissements contre de
fâcheuses éventualités. Du moins, celles qui
sont connues ou prévisibles
Source : Caractère – juillet 2004
Quelques conséquences du manque d'hygiène sur la
santé :
- Les mains peuvent être en contact, dans tous les milieux
professionnels avec des substances chimiques, biologiques, cancérogènes,
reprotoxiques, mutagènes
- Contamination des objets : bactérie, virus, substances
chimiques
- Contamination de l'air par des poussières, nocives ou
non, entraînant asthmes, maladies des bronches, allergies…
- Dans la restauration et l'agro-alimentaire, le manque d'hygiène
peut contaminer les produits
Le risque biologique
Les agents biologiques sont présents dans tous les environnements
de travail. Certains sont responsables de maladies chez l'homme.
Le risque biologique doit être évalué et des
mesures de prévention spécifiques mises en place.
Selon le secteur professionnel, il est possible d'agir à
différents niveaux, sur le réservoir d'agents biologiques,
sur leurs modes de transmission et sur les portes d'entrée
dans l'organisme. Dans tous les cas, les mesures d'hygiène
individuelle restent essentielles.
L'évaluation des risques se fait en suivant le fil rouge
de la chaîne de transmission. La prévention des risques
se fonde sur le principe de la rupture de la chaîne de transmission,
au niveau d'un ou plusieurs maillons, le plus en amont possible
:
- par des mesures de prévention collective : limiter l'accès
à la source d'infection, mécaniser certaines tâches,
réorganiser les locaux et le travail, agir sur la ventilation,
dératiser, désinsectiser, désinfecter…
- par des mesures de prévention individuelle : se laver
les mains, changer de tenue avant de changer de poste ou de quitter
l'entreprise, porter des équipements de protection individuelle.
Les répercussions sur la santé sont très
variables : elles vont dépendre notamment de l'agent biologique
en cause, des conditions d'exposition et de certains facteurs
individuels.
Les infections sont les répercussions les plus connues.
Elles ne sont pas les seules en cause. On distingue en effet quatre
types de répercussions sur la santé pouvant résulter
d'une exposition à des agents biologiques :
- Infections
- Effets immuno-allergiques
- Effets toxiniques
- Cancers
Source : INRS – dossier « Risques biologiques en milieu
professionnel »
www.inrs.fr/dossiers/risquebiologique.html
Dans tous les locaux de travail, des conditions atmosphériques
et climatiques convenables doivent être maintenues. Les
locaux doivent être propres, offrir un volume d'air et une
surface libre suffisante. L'air doit y être régulièrement
renouvelé, même artificiellement si nécessaire.
Constat
Des contraintes physiques et toxiques importantes continuent
à sévir sur les lieux de travail.
En France, les experts estiment qu'il y a environ 5 000 décès
par an liés à l'inhalation sur les lieux de travail
de cancérogènes, de poussières, de vapeurs
ou de substances chimiques.
Les chiffres disponibles concernant le risque biologique sont
issus d'enquêtes réalisées au niveau national
pour tous les secteurs d'activités (enquête SUMER),
mais aussi des statistiques de la Caisse Nationale de l'Assurance
Maladie des Travailleurs Salariés (CNAMTS) qui ne concernent
que le régime général de la Sécurité
Sociale. D'autres données régionales sont parfois
disponibles.
Plus de 15 % des travailleurs se déclarent exposés
à des agents biologiques dans le cadre de leur activité,
ce qui représente 2,6 millions de travailleurs (d'après
une enquête conduite par le ministère du Travail,
des Relations Sociales et des Solidarités/ SUMER 2003).
Maladies professionnelles
Les données chiffrées concernant les maladies liées
aux agents biologiques en milieu professionnel sont rares et peu
pertinentes parce qu'il n'existe pas d'enregistrement systématique.
Certaines maladies dues à des agents biologiques sont à
"déclaration obligatoire" pour des raisons de
santé publique : des données chiffrées sont
disponibles mais le lien avec une activité professionnelle
précise n'est pas toujours possible.
Plus d'une cinquantaine de maladies dues à des agents
biologiques peuvent ouvrir droit à une reconnaissance en
tant que maladies professionnelles. Cependant, les chiffres issus
des statistiques nationales des maladies professionnelles ne sont
pas significatifs en raison des caractéristiques de certaines
pathologies
Source : INRS – dossier « Risques biologiques en milieu
professionnel »
www.inrs.fr/dossiers/risquebiologique.html
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