Ergonomie - Aménagement des
espaces de travail
Prévention : la démarche (2/2)
Les habitudes
Les habitudes de travail personnelles influent-elles sur
votre santé ?
La posture maintenue au clavier et les habitudes de frappe ont une
telle influence sur l'incidence des lésions dues aux mouvements
répétitifs (LDMR) qu'il est impossible de trop insister
sur leur importance. Certains experts considèrent ce facteur
plus important que tous les autres qui sont en cause.
Comment une mauvaise position assise affecte-t-elle votre
santé ?
En s'affalant ou en se courbant le dos contre le dossier de son
fauteuil, une personne comprime sa colonne vertébrale et
risque de contracter un mal au dos. Ceci donne également
à la tête une posture déséquilibrée
entraînant des douleurs au cou et aux épaules. De plus,
une personne affalée a tendance à s'appuyer les poignets
sur le rebord de son bureau, leur imprimant une extension excessive
qu'il convient à tout prix d'ÉVITER pour prévenir
les lésions dues aux mouvements répétitifs.
Comment le style de dactylographie contribue-t-il aux lésions
musculo-squelettiques ?
Même chez les meilleurs dactylographes, on observe des habitudes
qui nuisent à la santé. La frappe trop forte produit
du fourmillement aux doigts et de la douleur aux jointures. La frappe
au ralenti surmène les tendons des doigts, des mains et des
avant-bras. La frappe un doigt à la fois fait surélever
le pouce et les autres doigts. À la longue, ces mouvements
répétitifs peuvent causer une tendinite de l'avant-bras
ou la maladie de Quervain.
Toute posture de dactylographie où les bras sont trop éloignés
du corps produit un surmenage des épaules et du cou et rend
la dactylographie plus contraignante que nécessaire. C'est
le cas, par exemple, lorsqu'on étire trop les bras vers l'avant,
lorsqu'on les écarte de côté, ou lorsqu'on hausse
les épaules.
En plus de sa nature répétitive, la dactylographie
présente un autre facteur de risque important, la force de
la frappe. Plus il y a d'effort, plus le risque de lésion
est grand.
Sources :
www.cchst.ca/oshanswers/ergonomics/office/risk_individual.html
Centre canadien d'hygiène et de sécurité au
travail (CCHST). Réutilisé avec la permission du CCHST,
2010.
Prévention individuelle
Malheureusement cet exemple demeure encore bien trop rare. Par
manque de temps ou de réelle volonté d'une politique
de prévention, l'entreprise laisse seuls ses collaborateurs
face au désarroi provoqué par les TMS. Rester en alerte
de manière individuelle demeure alors la seule solution.
Des fourmillements dans la main ? Des contractions dans le dos ?
Tous ces signes doivent mettre la puce à l'oreille. Vous
travaillez dans un lieu où il fait froid ou au contact de
vibrations : le risque d'exposition aux TMS est accru. Dès
les premiers doutes, le médecin du travail demeure le recours
principal pour diagnostiquer le mal et prévenir ainsi son
aggravation. Car ne l'oublions pas, plus un trouble est pris tôt,
plus le délai de résorption sera court. Il peut être
aussi un allié qui permettra de se réorienter sur
des postes ne sollicitant plus les mêmes membres du corps.
Cette alternance aidera les membres endoloris à récupérer
leur vitalité. Vous travaillez « sur écran »
? Ici, la problématique varie. Les souffrances sont en effet
liées à la lecture en position assise prolongée,
et aux gestes induits par l'usage de la souris et du clavier. L'intervention
essentielle concernera alors l'ergonomie du poste de travail. L'écran
par exemple, doit épargner au cou une position allongée
ou rétractée. Ainsi sa partie supérieure doit-elle
être installée face aux yeux. Mais surtout, pensez
à laisser votre corps retrouver sa souplesse : quand vient
la fin de journée, variez vos activités !
* Source : Assurance-maladie
Sources :
www.smatis.fr/actualites-mutuelle/bienetre-01-2010-1468
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