Entreprises de propreté : Problématique
Bionettoyage
Développement du nettoyage en zone « sensible » : le
bionettoyage
Enjeux environnementaux, prévention des risques sanitaires, lutte
contre les infections nosocomiales… l’hygiène revêt
dans certains secteurs une importance toute particulière. Un simple
nettoyage ne suffit plus ici. Interviennent alors les techniques de bionettoyage.
Le bionettoyage est la maîtrise des techniques professionnelles
de nettoyage permettant de réduire le développement des
micro-organismes (bactéries, levures, virus, champignons) sur les
surfaces et de lutter contre la contamination des personnes. Il est réalisé
en trois temps : nettoyage, évacuation des salissures et des produits
utilisés et rinçage / désinfection, par des personnels
dûment formés, parfois sous contrôle d’un biohygiéniste.
Il intervient dans des secteurs d’activité dans lesquels
les personnes ou les produits sont plus ou moins sensibles à la
présence des micro-organismes : laboratoires, secteur médical,
paramédical et hospitalier, industries agroalimentaires, restauration
collective, blanchisseries…
Il existe 4 zones ou niveau de risques, qui conditionnent différentes
procédures de bionettoyage. Ce sont des espaces géographiquement
définis et délimités, dans lesquels les individus,
les produits et coproduits, les matériels et l’environnement
sont particulièrement vulnérables à la biocontamination.
Pour chacune de ces zones, le personnel, qui en connaît parfaitement
les risques, respecte des procédures précises en ce qui
concerne le traitement de l’air, l’entretien des locaux et
des matériels et porte des tenus vestimentaires spécifiques.
Zones à risques
Zone 1: risque minime (halls, bureaux, services administratifs ou
techniques, résidences pour personnes âgées…)
Zone 2 : risque moyen (salles d’attente, maternité,
EHPAD…)
Zone 3 : risque sévère : l’objectif est d’éviter
la propagation des germes (ex. soins intensifs, réanimations,
urgences, pédiatrie, salle de travail…)
Zone 4 : très haut risque : la technique et la méthode
de travail tendront à obtenir une ultra-propreté en
évitant l’apport de germes extérieurs (dans
un hôpital : néonatalogie, bloc opératoire aseptique,
services de greffes ou de brulés…)
|
Le choix du produit - Détergent (d), Détartrant (dT), Désinfectant
(D), Détergent-désinfectant (dD) - est fonction de l’objectif
recherché et du degré de risque.
L’assurance qualité et la traçabilité des procédures
sont nécessaires tout au long du processus de bionettoyage qui
s’accompagnera parfois de contrôles bactériologiques
(réalisés dans un but pédagogique).
Les principes du bionettoyage sont bâtis sur le respect des éléments
du cercle de Sinner
Le cercle de Sinner
Il représente les conditions optimales de nettoyage. Dans
l’opération de nettoyage, le résultat final
est influencé par 4 facteurs interdépendants regroupés
dans le cercle de Sinner : action mécanique /action chimique
/ temps d’action / action température. Si l’un
des facteurs est diminué, l’on doit compenser cette
perte en augmentant un ou plusieurs des autres facteurs.
Plus d’infos sur : http://www.ac-clermont.fr/hygiene-securite...
(page 6)
|
Quelques recommandations en bionettoyage :
- Nettoyer avant de décontaminer / désinfecter
- Travailler du plus propre au plus sale
- Respecter les pratiques d’hygiène des mains
- Toujours nettoyer de l’extérieur des sanitaires vers
l’intérieur
- Pas de balayage à sec (1974)
- Respecter le bon usage des gants (ménager ou à usage
unique selon le cas)
- Utiliser des produits dans les emballages d’origine
Dans le dossier Entreprises
de propreté
- Le
secteur et les risques associés
- La
problématique du développement durable
- La problématique
de la prévention des TMS
- La problématique du bionettoyage
- Perspectives
Documents mis en ligne en juillet 2011
|