Défibrillateur : utilité et utilisation
Défibrillateurs : les obligations de l'employeur
Le code du travail oblige l'employeur à organiser dans
son entreprise les soins d'urgence à donner aux salariés
accidentés et aux malades. Conseillé par le médecin
du travail, il définit les modalités d'intervention
adaptées aux situations accidentelles et d'urgence médicale,
en fonction des risques propres à l'entreprise et en liaison
avec les services extérieurs de secours d'urgence.
Article R. 4224-14 du code du travail, ancien article R 232-1-6
alinéa 1:
«Les lieux de travail sont équipés d'un matériel
de premiers secours adapté à la nature des risques
et facilement accessible.»
Article R. 4224-23 du code du travail, ancien article R 232-1-6
alinéa 2:
«Le matériel de premiers secours fait l'objet d'une
signalisation par panneaux.»
Article R. 4224-15 du code du travail, ancien article R 241-39
:
«Un membre du personnel reçoit la formation de secouriste
nécessaire pour donner les premiers secours en cas d'urgence
dans :
1° Chaque atelier où sont accomplis des travaux dangereux
;
2° Chaque chantier employant vingt travailleurs au moins pendant
plus de quinze jours où sont réalisés des
travaux dangereux.
Les travailleurs ainsi formés ne peuvent remplacer les
infirmiers.»
Article R. 4623-51 du code du travail, ancien article R 241-35 :
« Dans les établissements industriels, il faut
une infirmière pour 200 à 800 salariés.
Dans les établissements commerciaux, une infirmière
pour 500 à 1000 salariés. »
Le rôle du médecin du travail
Aucune obligation d'implantation du défibrillateur en entreprise
n'existe actuellement. Mais le médecin du travail va devoir
évaluer son intérêt en fonction des effectifs
et des risques spécifiques (électrisation, grande
concentration de travailleurs ou de public avec un risque statistique
d'arrêts cardio-respiratoires). Lorsque la décision
d'implantation a été prise, il doit veiller à
la mise en place d'une procédure d'alerte, de la formation
et du recyclage des personnels devant utiliser le défibrillateur.
La responsabilité de la maintenance du défibrillateur
doit être bien définie. Le médecin du travail
doit, de plus, assurer le suivi des secouristes ayant eu à
se servir du défibrillateur en situation réelle.
Des séances de retours d'expériences et de soutiens
psychologiques des personnels sont nécessaires.
En milieu de travail, à côté du risque d'accident,
le risque de mort subite est loin d'être négligeable.
Le pronostic peut en être considérablement amélioré.
Si le coût d'acquisition d'un défibrillateur est
modique, en revanche la formation initiale et le recyclage des
personnels représentent un investissement pour l'entreprise
et le médecin du travail. Cependant, le « gain de
chance » représenté par la mise en place du
défibrillateur associé à l'amélioration
de la formation mérite probablement cet effort supplémentaire.
Sources :
Travail et Sécurité (septembre 2008) – Code
du Travail
http://www.secourisme-defibrillateur.com/medecin-secouriste.php
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