Confort acoustique
Ce que dit la loi
Le cadre réglementaire de la prévention des risques liés
à l’exposition au bruit est identique à celui de tout
autre risque. La prévention des risques professionnels s’appuie
sur une démarche dont les principes généraux sont
édictés par le Code du travail (article L. 4121-2).
Principes généraux d’une démarche de prévention
: principales obligations de l’employeur
- Eviter les risques
- Evaluer les risques qui ne peuvent être évités
- Combattre les risques à la source
- Agir sur les conditions et l’organisation du travail (choix
des équipements, des procédés, des substances…)
- Former et informer les salariés sur les risques et leur prévention
- Prendre des mesures de protection collectives en leur donnant la priorité
sur les mesures de protection individuelle
Le bruit fait l’objet d’une réglementation qui vise
à protéger les travailleurs contre les risques liés
à une exposition prolongée. Depuis 1963, il est reconnu
comme cause de maladies professionnelles (tableau n° 42 du régime
général et tableau n° 46 du régime agricole).
L’évaluation du risque se fait essentiellement par rapport
au niveau d’exposition sonore quotidienne exprimé en dB(A).
La réglementation se réfère également au niveau
de pression acoustique de crête qui correspond à des bruits
intenses mais courts.
La réglementation en la matière, qui a récemment
évolué avec la transcription de la directive européenne
2003/10/CE par le décret n° 2006-892 du 19 juillet 2006, s’articule
autour de 3 principaux axes :
- Agir sur l'environnement de travail : les fabricants
ont l’obligation de réduire le bruit à la source à
savoir concevoir des machines silencieuses, et d’informer sur le
niveau sonore des machines
- Insonoriser les locaux : cette obligation incombe aux
maîtres d’ouvrage
- Réduire le bruit dans les locaux : les employeurs
doivent mettre en œuvre les principes généraux de prévention,
réduire le bruit dans les locaux et les utiliser conformément
à leur destination.
Conformément au Code du travail, l'avis du médecin du travail
et l'avis des salariés concernés doit être demandé.
Article R. 4434-8 du Code du travail : Les protecteurs auditifs individuels
sont choisis de façon à éliminer le risque pour l'ouïe
ou à le réduire le plus possible. Ils sont choisis après
avis des travailleurs intéressés, du médecin du travail
et, éventuellement, des agents des services de prévention
des organismes de sécurité sociale et des organismes de
santé, de sécurité et des conditions de travail mentionnés
à l'article L. 4643-1.
Les salariés doivent être informés sur l'utilisation
des protections auditives individuelles, conformément à
l'article R. 4436-1 du Code du travail : « Lorsque l'évaluation
des risques fait apparaître que des travailleurs sont exposés
sur leur lieu de travail à un niveau sonore égal ou supérieur
aux valeurs d'exposition inférieures, définies au 3º
de l'article R. 4431-2, l'employeur veille à ce que ces travailleurs
reçoivent des informations et une formation en rapport avec les
résultats de l'évaluation des risques et avec le concours
du service de santé au travail ».
L'article R 111-3-1 du Code de l'Urbanisme précise que le permis
de construire peut être refusé ou accordé sous réserve
de prescriptions spéciales si les constructions sont susceptibles,
en raison de leur localisation, d'être exposées à
des nuisances graves dues notamment au bruit.
Le décret n°95-20 du 9 janvier 1995 (application de l'article
L111-11-1 du Code de la Construction et de l'Habitation) énonce
les caractéristiques acoustiques de certains bâtiments autres
que d'habitation neuve : établissements d'enseignement, de santé,
de loisirs, hôtels….
Egalement dans le dossier Confort
acoustique
- Bruits, sons, inconfort
acoustique : définitions
- L’exposition
prolongée au bruit en milieu de travail, facteur de risques
- Limiter l'exposition
au bruit
Documents mis en ligne en mai 2011
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