BTP
Un secteur important
et l’un des plus exposés aux risques
> Un secteur à risque élevé
Le nombre d'accidents du travail dans ce secteur d'activité est en baisse constante mais celui des maladies professionnelles a augmenté jusqu'en 2002 et marque le pas depuis 2003. Le nombre d'accidents mortels a fortement baissé.
En 2006, le BTP occupe 8,4 % des salariés mais recense 18,1 % des accidents avec arrêt et 29,4 % des décès.
Chiffres 2006 d’après la CnamTS (Caisse nationale de l’assurance maladie des Travailleurs Salariés) :
- 17 786 989 salariés, dont 1 487 269 dans le bâtiment soit 7,6%,
- 700 772 accidents avec arrêt, dont 126 945 dans le BTP soit 18,1 %,
- 46 596 accidents avec incapacité permanente, dont 9 488 dans le BTP soit 20,4%,
- 537 accidents mortels, dont 158 dans le BTP soit 29,4%.
- Indice de fréquence des accidents du travail :
IF de l’ensemble des activités : 39,4,
IF du BTP en 2006 : 85,40.
- Indice de gravité des accidents du travail :
IG de l’ensemble des activités : 17,70%,
IG du BTP en 2006 : 48,50.
Source : INRS – Dossier : « Statistiques accidents du travail et maladies professionnelles du BTP »
www.inrs.fr/dossiers/statbtp.html
Les accidents sont encore trop lourds tant au niveau humain que financier.
6,7 millions de journées de travail ont été perdues dans le BTP ; le coût s’élève, pour les Caisses primaire d’assurance maladie, à plus de 800 000 millions d’euros.
Source : http://www.100minutespourlavie.fr/pdf/oppbtp2007_dossier_presse.pdf
Le nombre d’accidents du travail diminue depuis les années 90
La tendance globale depuis 1990 est plutôt à la baisse. Par rapport à 2005, le nombre d’accidents graves a fortement chuté. Cette baisse est surtout sensible dans les 2 principales causes d’accidents : chutes de hauteur et accidents de la circulation.
Les accidents du travail dans le BTP sont principalement la conséquence des manutentions manuelles (33 %), des emplacements de travail : cas des accidents de plain-pied (21,4 %) et des accidents comportant une chute avec dénivellation (17,9 %). Les décès « divers et non classés » concernent principalement des malaises.
Les chutes de hauteur sont la principale cause d’accidents graves et de décès dans le secteur du BTP. Les décès résultent surtout de chutes de toitures, terrasses, verrières et aussi d’échafaudages et coffrages.
Source : INRS – Dossier : « Statistiques accidents du travail et maladies professionnelles du BTP »
www.inrs.fr/dossiers/statbtp.html
Le nombre de maladies professionnelles augmente
Le nombre de maladies professionnelles a progressé dans le BTP jusqu'en 2002 comme pour l’ensemble du régime général. Cela est dû à une plus large prise en charge et une meilleure reconnaissance des maladies professionnelles (notamment avec le tableau n° 57 concernant les affections périarticulaires, tableaux n° 97 et n° 98 concernant les affections chroniques du rachis lombaire relatives aux vibrations et aux charges lourdes). En 2004, ce nombre semble marquer le pas.
NB : Compte tenu des délais de prise en charge des maladies professionnelles, nombre d'entre elles sont indemnisées en dehors du Comité technique national du BTP.
Si les TMS sont les maladies professionnelles les plus courantes, c'est l'amiante qui provoque le plus de décès.
En 2006, les statistiques recensent 5 864 nouveaux cas, (dont 134 indemnisées dans le CTN du BTP). Parmi ces nouveaux cas, 4 974 maladies (soit 85 % des cas), dont le caractère professionnel est reconnu, sont indemnisées hors des comités techniques nationaux car non imputables au dernier employeur connu. Pour ces maladies, l’origine de l’exposition professionnelle n’est plus déterminée.
Si les plombiers et les électriciens sont les métiers les plus touchés car les interventions qu’ils effectuent les amènent très souvent à intervenir sur des matériaux contenant de l’amiante, toutes les professions du second œuvre sont concernées : monteurs en isolation thermique et acoustique, maçons, charpentiers en bois et menuisiers du bâtiment, peintres en bâtiment, poseurs de papiers peints…
Les TMS les plus courants sont : le syndrome du canal carpien (main) puis l'épaule douloureuse, l'épicondylite (coude) et l'hygroma aigu du genou.
Source : INRS – Dossier : « Statistiques accidents du travail et maladies professionnelles du BTP »
www.inrs.fr/dossiers/statbtp.html
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