BTP
Les conditions de travail des ouvriers du BTP
aujourd’hui en France
> Une autonomie assez élevée dans le travail
Si les ouvriers du BTP sont peu présents sur les chantiers le samedi, le dimanche et la nuit, ils travaillent, en revanche, en moyenne entre 35 et 40 heures par semaine. Ils sont peu concernés par la réduction du temps de travail car seulement 54% des entreprises (souvent de très petites) ont mis en place les 35 heures.
Cependant, les ouvriers du gros œuvre et du second œuvre subissent moins de contraintes de rythmes de travail que ceux des autres secteurs : possibilité de changer l’ordre des tâches ou de faire varier les délais, pouvoir de décision, peu de surveillance permanente de la hiérarchie (contrairement aux ouvriers des travaux publics), peu d’agressions verbales malgré des contacts fréquents avec le public.
De cette latitude dans les décisions découle une moindre exposition aux facteurs de risques psychosociaux et demande égale à celle des ouvriers des autres secteurs. De plus, l’ouvrier du BTP bénéficie d’un score de soutien social plus important : 24,4 contre 23,5 dans les autres secteurs d’activité.
De ce fait, une demande psychologique élevée, une latitude décisionnelle faible et un manque de soutien social ne concerne que 10% des ouvriers du BTP (16% pour les ouvriers des travaux publics) contre 16,3% des autres ouvriers.
La situation des intérimaires du bâtiment est beaucoup moins enviable : ils sont soumis aux mêmes contraintes physiques et expositions, voire même davantage dans de nombreux cas, mais sans avoir pour autant la même latitude dans l’organisation du travail, ni le même pouvoir de décision.
Source : DARES - "Les ouvriers du bâtiment et des travaux publics : des contraintes physiques et des expositions aux produits chimiques importantes, une autonomie assez élevée dans le travail". Premières informations, premières synthèses, n° 07-3,
DARES, 2008 (fichier pdf) - http://www.travail-solidarite.gouv.fr/IMG/pdf/2008.02-07.3.pdf
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