Des moyens multiples adaptés à chaque situation
La biométrie
La biométrie désigne
la science des variations biologiques et des phénomènes
qui s'y rattachent. Un appareil est dit à reconnaissance bio métrique
ou par abus de langage, " bio métrique", s'il est capable
de reconnaître automatiquement des êtres humains sur la base
de la mesure de caractère biologiques variables entre les individus.
Que ce soit les badges, cartes, mots de passe, ces identifications peuvent
être utilisées pour usurper l'identité d'un tiers.
La biométrie, elle, permet l'identification d'une personne par
des caractéristiques uniques qui lui sont propres. Ce mode de fonctionnement
permet d'identifier intrus ou fraudeurs.
3 catégories de technologies biométriques
sont disponibles :
- Analyses biologiques : odeur, sang, salive, ADN…,
- Analyses comportementales : façon d'écrire, de
marcher…,
- Analyses morphologiques : empreintes digitales, forme de la
main, forme de l'iris…
Nombreuses sociétés s'équipent en dispositifs
de reconnaissance de leurs employés par leur empreinte
digitale. Banques et aéroports se montrent très
intéressés, notamment depuis les attentats du 11
septembre 2001.
2 modes de fonctionnement :
- Authentification : dans ce mode, on pose la question : "suis-je
bien M. X ?". Techniquement, le dispositif vérifie
par rapport à un code (identifiant) saisi sur un clavier,
ou lu par le passage d'un badge (carte à puce, magnétique,
proximité, etc) que l'échantillon biométrique
fourni correspond bien au gabarit désigné par l'identifiant.
- Identification : pour ce mode, on pose la simple question :
"qui suis-je ?". A partir de l'échantillon biométrique
fourni, le dispositif recherche le gabarit correspondant dans
sa base de données.
La biométrie est une véritable alternative aux
mots de passe et autres identifiants. Elle permet de vérifier
que l'usager est bien la personne qu'il prétend être.
Cette technologie est en pleine croissance et tend à s'associer
à d'autres technologies comme la carte à puce.
La fabrication des produits d'authentification est en pleine augmentation,
dû en l'occurrence à la nécessité croissante
du besoin de sécurité de chacun.
Le coût prohibitif de ces technologies a longtemps freiné
leur développement. Aujourd'hui, les organisations (publiques
et privées) entrevoient les économies qu'elles réaliseraient
à long terme en les utilisant (ex : temps perdu par les
services informatiques pour retrouver les mots de passe oubliés).
La biométrie présente malheureusement un inconvénient
majeur; en effet aucune des mesures utilisées ne se révèle
être totalement exacte. Il s'agit bien là d'une des
caractéristiques majeures de tout organisme vivant : on
s'adapte à l'environnement, on vieillit, on subit des traumatismes
plus ou moins importants, bref on évolue et les mesures
changent.
Les fabricants ne recherchent pas uniquement la sécurité
absolue, ils veulent quelque chose qui fonctionne dans la pratique.
Ils cherchent donc à diminuer le taux de faux rejets (False
Rejection Rate, FRR), tout en maintenant un taux relativement
bas de fausses acceptations (False Acceptation Rate, FAR). Un
système fonctionnel aura un FRR le plus bas possible. D'autre
part, une FA est le fait d'accepter une personne non autorisée.
Cela peut arriver si la personne a falsifié la donnée
biométrique ou si la mesure la confond avec une autre personne.
Un système sûr aura un FAR le plus bas possible.
Dans la vie courante, les industriels cherchent principalement
à avoir un compromis entre ces 2 taux, FRR et FAR.
De manière générale, les faiblesses de ces
systèmes ne se situent pas au niveau de la particularité
physique sur laquelle ils reposent, mais bien sur la façon
avec laquelle ils la mesurent, et la marge d'erreur qu'ils autorisent.
Sources :
http://www.eurexcem.fr/lexique.htm
http://www.biometrie-online.net/introduction-a-la-biometrie.php
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