Accidents
et conditions de travail
Publication
en août 2007
du rapport PREMIÈRES
INFORMATIONS et PREMIÈRES
SYNTHÈSES éditées
par le Ministère
de l'économie,
des finances et de
l'emploi et le Ministère
du travail, des relations
sociales et de la
solidarité,
Direction de l'animation
de la recherche, des
études et des
statistiques (Dares),
4,5 % des salariés
interrogés
dans le cadre de l'enquête
SUMER 2003 ont eu
au moins un accident
du travail ayant occasionné
un arrêt de
travail au cours des
douze mois précédant
l'enquête. Par
construction, ce chiffre
ne concerne que les
accidentés
qui ont pu reprendre
le
travail au moment
de l'enquête
Les hommes (Les accidents
du travail avec arrêt
touchent plus souvent
les hommes que les
femmes- 5,5 %, contre
3 %), les jeunes,
les ouvriers sont
les plus touchés.
Les professions qui
subissent le plus
d'accidents avec arrêt
de travail sont les
ouvriers agricoles
(10,3 % ont eu un
accident de travail
avec arrêt),
les ouvriers qualifiés
de type artisanal
(9,8 %) et ceux du
magasinage et des
transports (8,0 %).
Les secteurs de l'agriculture
et de la construction
exposent beaucoup
au risque d'accident
Avec l'ancienneté
et l'âge, le
risque d'accident
diminue :
7,9 % des jeunes de
moins de 25 ans ont
eu un accident avec
arrêt dans l'année
précédant
l'enquête ;
au-delà de
dix ans d'ancienneté
dans l'établissement
le risque tombe à
3,2 %.
Les apprentis (9,6
%) et les intérimaires
(8,6 %) sont beaucoup
plus souvent victimes
d'accidents que les
autres salariés
Au-delà des
caractéristiques
des salariés,
les efforts physiques
et le bruit contribuent
pour une large part
au risque d'accident,
tout comme un rythme
de travail intense,
des horaires imprévisibles,
un manque de soutien
du collectif de travail
ou des tensions avec
le public.
L'ENQUÊTE SUMER
2003
L'enquête Sumer
a été
lancée et gérée
conjointement par
la Direction des relations
du travail (Inspection
médicale du
travail) et la Dares.
Elle dresse un état
des lieux des expositions
des salariés
aux principaux en
France métropolitaine
[1].
La force de cette
enquête repose,
d'une part sur l'expertise
des médecins
du travail qui peuvent
administrer un questionnaire
parfois très
technique, et d'autre
part sur le grand
nombre de salariés
enquêtés,
ce qui permet de quantifier
des expositions à
des risques relativement
rares. L'enquête
s'est déroulée
sur le terrain de
juin 2002 à
fin 2003. 1 792 médecins
du travail, soit plus
de 20 % des médecins
du travail en exercice,
ont tiré au
sort 56 314 salariés,
dont 49 984 ont répondu.
Le champ : 80 % des
salariés sont
couverts par l'enquête
Sumer
En 1994, l'enquête
couvrait l'ensemble
des salariés
surveillés
par la médecine
du travail du régime
général
et de la Mutualité
sociale agricole.
En 2003, le champ
a été
étendu aux
hôpitaux publics,
à EDF-GDF,
La Poste, la SNCF
et Air France. Les
résultats ne
couvrent cependant
pas les fonctions
publiques d'État
et territoriale,
une partie des transports
(régies urbaines,
et transport par eau),
les mines, la pêche,
France Télécom
Au total, l'enquête
Sumer 2003 est représentative
de 17,5 millions de
salariés sur
un total de 21,5 millions.
La structure de l'échantillon
des répondants
n'est pas exactement
la même que
celle de la population
de référence
: les ouvriers sont
un peu surreprésentés,
les services un peu
sous-représentés,
ainsi que les petites
entreprises.
Pour le détail
des questions, consulter
le site :
http://www.travail.gouv.fr/etudes-recherche-statistiques/statistiques/sante-au-travail/enquetes/sumer-2013.html/questionnaire
SUMER
2002-2003
http://www.travail-solidarite.gouv.fr/actualite-presse/breves/409.html