OFT Entreprise :
Les indicateurs du tabagisme actif ont tous viré au rouge en France.
Les Français achètent plus de cigarettes.
En France, depuis les grands succès remportés en 2003-2004 avec le lancement du premier plan cancer, la consommation de cigarettes stagne. Sur les 8 premiers mois 2009, la consommation de cigarettes est même de 2,8% supérieure à ce qu’elle était en 2008, et quasiment identique à ce qu’elle était en 2004.
Les jeunes recommencent à fumer davantage.
Les données 2008-2009 de l’enquête de l’association « Paris sans tabac », sur 2% des élèves des collèges et lycées de Paris, confirment que si pour les 12-13 ans le tabagisme reste en dessous de 2%, quasiment inchangé depuis 2004, il existe en revanche une rechute chez les élèves plus âgés, de 14 à 18 ans. Chez les 16 ans par exemple, alors que la consommation avait chuté de 24% en 2000-2003 à 14% en 2004-2007, le taux est maintenant remonté à 18%. Les données nationales de l’enquête ESPAD donnent constamment des chiffres un peu plus importants que ceux qui sont recueillis à Paris, mais leurs évolutions sont parallèles. Dans le détail, entre 2004-2007 et 2008-2009 le taux de fumeurs quotidiens a augmenté de 5 à 8% à 14 ans, de 8% à 10% à 15 ans, de 14 à 18% à 16 ans, de 20 à 22% à 17 ans et de 24 à 25% à 18 ans.
La consommation de médicaments d’arrêt du tabac est en chute.
Alors que 2,2 millions de fumeurs avaient acheté au moins un traitement d’arrêt du tabac en 2003, ils n’ont plus été que 1,7 millions en 2008, soit une baisse de 21% des tentatives d’arrêt du tabac. Une urgente et impérative nécessité à prendre les bonnes mesures de santé publique s’impose.
Devant cette situation sanitaire catastrophique qui au surplus se dégrade en France, l’Office français de prévention du tabagisme (OFT) exhorte le gouvernement et les parlementaires à prendre les mesures nécessaires à la diminution de la consommation globale de tabac, en œuvrant pour diminuer l’initiation du tabagisme des jeunes, par une augmentation des prix du tabac et en prenant des initiatives de prévention efficaces, de nature à favoriser l’arrêt du tabac et la prise en charge de l’arrêt.
Les mesures politiques prises lors du lancement du premier plan cancer avaient démontré leur efficacité en termes de santé publique avec une diminution de 1,5 million de fumeurs. A l’inverse, aujourd’hui, une augmentation de 6% des taxes envisagée par les députés pour des raisons fiscales n’est pas une mesure de santé publique. Celle-ci nécessiterait une augmentation d’au moins 10% du prix du tabac pour faire baisser significativement la consommation.
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Communiqué de presse de l’OFT - Vendredi 30 octobre 2009
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