Lymphomes et travail: la relation n’est pas clairement prouvée !
Des associations plutôt faibles ont été trouvées entre les lymphomes et certaines expositions professionnelles dans le cadre de l’étude Epilymph, coordonnée par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ). Menée de 1998 à 2004 en Allemagne, Espagne, France, Irlande, Italie et République tchèque, elle a porté sur 2.007 cas de lymphomes non hodgkiniens, (LNH), 339 cas de lymphomes hodgkinien, et 2.642 témoins. Elle a été présentée par Paolo Boffeta dans le cadre des rencontres scientifiques de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset), début mai.
Des premiers résultats sur le lien entre ces cancers et l’exposition professionnelle à la viande ont été publiés en décembre 2007, dans l’International Journal of cancer. Un effet modeste a été observé pour certains LNH, notamment à cellules B, qui suggère un rôle possible d’exposition à la viande comme marqueur des virus portés par les animaux.
Paolo Boffeta a également présenté des résultats préliminaires concernant les solvants. Comme pour l’exposition à la viande, aucune relation significative globale n’a été trouvée. Mais le risque de lymphome folliculaire augmenterait avec l’exposition au benzène, toluène et xylène, et celui de lymphome à petites cellules a été associé avec l’exposition au trichloroéthylène (TCE), au perchloroéthylène (PCE) et aux solvants associés.
Pour le chercheur italien, «nos résultats montrent qu’il y a un besoin d’évaluation rétrospective détaillée des expositions professionnelles et d’analyses pour des sous-types de lymphomes spécifiques.»
D’autres expositions environnementales sont actuellement étudiées par le monde scientifique pour expliquer l’incidence accrue de LNH observée depuis les années 1950. Les pesticides, les UV et les colorants capillaires sont particulièrement soupçonnés.
http://www.journaldelenvironnement.net/fr/document/detail.asp?
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