FO s’attaque aux modes d’organisation du travail
Force Ouvrière a organisé le 15 novembre dernier, au CESE (Conseil économique, social et environnemental) à Paris, un colloque en réponse à la montée des risques psychosociaux et de la souffrance au travail.
Une vingtaine d’intervenants se sont exprimés sur les mutations de l’environnement, sources de l’explosion des risques psychosociaux :
- L’obsession des résultats financiers, et notamment l’exigence des actionnaires d’augmenter la production tout en réduisant le nombre de salariés, résulte de l’intervention et de l’omniprésence de la finance dans la gestion des entreprises quel que soit son secteur, de la PME à la multinationale en passant par le service public,
- L’individualisation et la mise en concurrences des salariés entre eux qui ont pour conséquence une véritable cassure de l’esprit d’équipe,
- Les phénomènes de mode dans les processus d’organisation du travail : selon l’économiste Philippe Askenazy « beaucoup d’entreprises font des changements d’organisation pour faire des changements »,
- La pression du chômage : d’après Mario Correia, psychologue, le chômage de masse touche 10% des actifs et 25% des salariés sont dans la précarité.
Ce taux de chômage élevé accentue la pression et dissuade les salariés de quitter l’emploi qui les rend malades.
Ce colloque a permis d’aboutir à plusieurs pistes d’amélioration : abolition des entretiens individuels d’évaluation (profondément traumatisants et déstabilisants pour les salariés), prise de conscience des dirigeants ou encore création d’un observatoire du suicide, ont été suggérées afin d’en finir avec les risques psychosociaux.
Pour plus d’informations sur FO Hebdo : http://www.force-ouvriere.fr/page_principal/publica/index.asp?R=p
Document mis en ligne en décembre 2011
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