L'Association
pour la Recherche
sur le Cancer et la
FNATH ont présenté
le 22 mars, à
l'occasion d'une Journée
d'information scientifique,
les premiers résultats
d'un important programme
de recherche sur les
cancers professionnels
représentant
actuellement 10 %
des cancers, soit
de 15 à 20
000 cancers par an.
"Ils
étaient jusqu'ici
d'une certaine manière,
des " oubliés
de la recherche "
alors qu'ils représentent
un intérêt
fondamental pour les
programmes de recherche
sur le cancer, car
les populations professionnelles
sont une " population
sentinelle "
vis-à-vis de
la population générale
pour l'identification
de nouvelles substances
cancérigènes",
précise un
communiqué
commun.
Les
premiers résultats
du programme de recherche
du pôle Areca,
engagé depuis
2002 par les meilleures
équipes de
recherche françaises
afin d'étudier
le rôle de diverses
nuisances vis-à-vis
des cancers et mettre
au point des méthodes
d'évaluation
des expositions professionnelles,
portent sur des cancérigènes
majeurs : les produits
phytosanitaires, l'amiante
et les poussières
de bois.
L'étude
Cerephy a permis de
mettre en évidence
l'augmentation des
risques de tumeurs
cérébrales
et de certains types
de tumeurs du cerveau
pour les populations
agricoles les plus
exposées aux
pesticides et autres
produits phytosanitaires.
Elle confirme la nécessité
de diminuer le niveau
d'exposition des populations
agricoles et des particuliers
à ces produits
(port de masque et
gants, modification
des méthodes
d'épandage
). En revanche,
il est impossible
à ce jour d'identifier
la ou les molécules
cancérigènes
en cause. D'où
la nécessité
de continuer les travaux
dans ce domaine.
L'étude
menée sur le
rôle particulièrement
cancérogène
de l'amiante et d'une
vingtaine de fibres
de substitution, qui
est la plus vaste
jamais initiée
au niveau international,
sera poursuivie durant
2 années encore.
Elle a pour objectif
d'établir des
outils de diagnostics
plus précoces
qui permettraient
de déceler
beaucoup plus tôt
qu'aujourd'hui les
cancers liés
à l'amiante
afin de mettre au
point des thérapies
appropriées.
Quant
aux poussières
de bois qui exposent
à un risque
de cancer des sinus,
l'étude a déjà
permis avec Mat Géné,
véritable système
cartographique, de
mesurer le niveau
d'exposition à
des agents cancérogènes
et de préconiser
les mesures de précaution
adéquates.
Dossier
de presse : http://www.annuaire-secu.com/pdf/dossier-presse-cancers-professionnels220306.pdf